Repas dégustation du mardi 7 juin 2005

Publié le par damien

Repas dégusatation à la Feuillantine (Bayonne). Festin autour du terroir basque.

Louis Roederer brut premier : un classique, une bulle si fine, on ne s'en lasse pas. Je trouve qu'il n'y a pas d'équivalent pour ouvrir un repas dégustation qu'un champagne correct comme celui-ci. Dommage qu'il deviennent de plus en plus cher.

Meursault du domaine Jean Marie Bouzereau 2002 : quel fraicheur ! les inconditionnels du chardonnay bourguignon bien gras seront déçus sur cette bouteille mais personnellement je trouve qu'une belle acidité sur ce type de meursault le rend surement plus "accessible".

Domaine de Cauhapé, sève d'automne, Jurançon sec 2002 : très classique mais toujours aussi efficace. J'aime son équilibre, sa palette aromatique si riche pour Jurançon sec !

Pagos de la Sonsierra, Rioja Alta 1999 (reserva) : vin servi à l'aveugle...et comme d'habitude, les convives partent sur du Bordeaux. Sur cinq ou six dégustation à l'aveugle, personne m'a proposé autre chose que du Bordeaux sur ce vin 100% Tempranillo. Même Steve Labet, sommelier de Berasategui s'est perdu dans cette bouteille. Puissant, épicé, un bois bien contrôlé...si tous les vins espagnols savaient utiliser le fût aussi intelligement...

Château Pavie, Saint Emilion Grand cru 1999 : ce vin semble avoir un potentiel impressionant. Un pourpre très intense, un nez sur le fruit noir, avec tout de même un bois très marqué. Un vin qui garde une belle finesse en bouche, malgré un carafage de deux bonnes heures, cette bouteille est encore trop jeune. Une finale très soutenue. Ce vin va-t-il se conserver plus de vingt ans ? Je ne pense pas, (acidité un peu faible ?) mais j'ouvrirai la prochaine en 2008-2009 et je pense avoir à ce moment là ce que j'appel communément une BOMBE...entre 100 et 150€ (tout de même...)

Château Pichon Longueville (Baron) Pauillac 1999 : certes ce cru n'est pas le plus grand Pauillac. Certes son voisin d'en face est plus réputé...Mais je suis passionné par la rusticité de ce vin. Je pense que je trouve dans ce vin ce que je recherche dans un Médoc. Puissance, fruit noir, réglissé, avec une palette d'arôme lié à l'elevage "simple mais efficace"... Il garde tout de même un côté soyeux sur le millésime 99 et une finale annonçant une belle garde. Je crois avoir dégusté tous les millésimes de ce cru entre 1989 et 1999. Malgré un petit passage à vide entre 91 et 94, j'adôôôôre ce vin. Je vous conseille actuellement les 97 qui se révèlent (mais pour combien de temps ?). Millésime 99 entre 45 et 65€.

Domaine de Cauhapé Noblesse du temps Jurançon 2001 : nous avions dégusté précédemment le millésime 1996 sur cette cuvée (http://vignoblesetchateaux.over-blog.com/article-400383.html) et je reste sur mon premier avis : ce vin a besoin d'au minimum dix ans de vieillissement. Et c'est un grand vin.

Egalement dégusté : crème de framboise Voyer, Dartigualongue Hors d'âge et Extra de Voyer.

Une belle soirée.

 

 

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