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Jeudi 16 juin 2005

On m'a demandé hier quelles étaient les 5 plus belles bouteilles que j'avais dégusté.

Difficile de répondre du tac au tac. Je me suis donné 24h de réflexion :

St Emilion : Château Beauséjour Bécot 1990 ou Château Ausone 1997

Pomerol : Château Cantelauze 1998 ou Trotanoy 1995

Champagne : Krug 1990

Liquoreux : Château Climens 1950

Médoc : Mouton Rothschild 1978 ou Pichon Baron 1996

Je ne peux faire mieux. Et vous ? Un top 5 (je vous demande des sensations personnelles, celui qui me dit Petrus 82...il n'a rien compris)

 

 

Mardi 14 juin 2005

Château Le Cédre, cuvée Prestige, millésime 2001, Cahors

L'intensité des Cahors dans le verre m'a toujours étonné. Avec à peine 4 cl dans le verre, on ne voit pas ses doigts à travers le vin. Des reflets pourpres voir violacés. Un nez très puissant, sur la cerise, la framboise, la menthe et le cuir. Beaucoup de volume en bouche, une belle matière, un ensemble qui n'a pas encore trouvé son équilibre du fait de la jeunesse du vin avec un alcool très présent. Mais une finale surprenante, tout en finesse. Ce n'est pas du tout dilué, mais on peut être surpris par cette attaque si puissante et cette fin de bouche si soyeuse. Cela me fait penser à la structure de Madeloc en Collioure (P. Gaillard). Il faudra trois à quatre années supplémentaires à ce vin, servi avec un gibier ou un bon sauté de canard...hummm. entre 20 et 25 €.

Merci M. Siberchicot pour la dégustation. 

Mardi 14 juin 2005

Voilà mon choix est fait.

Achat primeur 2004 :

12 Fleur Cardinale à 17€

6 Moulin Saint George à 20€

Pas de Médoc !!! Les bouteilles intéressantes sont trop chéres. Dommage...

Si vous êtes intéressé...contactez moi il m"en reste à vendre !!!

Jeudi 9 juin 2005

Txalaparta Domaine Bordathio de Bixintxo Aphaule.

Prononcez "tchalaparta". C'est un instrument de musique basque qui se joue à deux sur des bout de bois. Bixintxo a choisi ce nom par rapport aux deux variétés de pomme qui composent ce Cidre.

Un doré profond, pas de filtration donc peu de limpidité, un nez ferrique et "carbonique", des notes de lierre, voir réglissés. Peu d'effervescence mais une pomme à croquer dans le verre avec une fermentation sur le bois parfaitement gérée.

Ce produit est magnifique tant par son contenant que par son contenu. A boire à l'apéritif ou sur un repas, on peut même le conserver je pense, avec de belles surprises. Entre 5 et 7€.

Bravo Mr Aphaule, vivement que je goute votre irouleguy.

Mercredi 8 juin 2005

Repas dégusatation à la Feuillantine (Bayonne). Festin autour du terroir basque.

Louis Roederer brut premier : un classique, une bulle si fine, on ne s'en lasse pas. Je trouve qu'il n'y a pas d'équivalent pour ouvrir un repas dégustation qu'un champagne correct comme celui-ci. Dommage qu'il deviennent de plus en plus cher.

Meursault du domaine Jean Marie Bouzereau 2002 : quel fraicheur ! les inconditionnels du chardonnay bourguignon bien gras seront déçus sur cette bouteille mais personnellement je trouve qu'une belle acidité sur ce type de meursault le rend surement plus "accessible".

Domaine de Cauhapé, sève d'automne, Jurançon sec 2002 : très classique mais toujours aussi efficace. J'aime son équilibre, sa palette aromatique si riche pour Jurançon sec !

Pagos de la Sonsierra, Rioja Alta 1999 (reserva) : vin servi à l'aveugle...et comme d'habitude, les convives partent sur du Bordeaux. Sur cinq ou six dégustation à l'aveugle, personne m'a proposé autre chose que du Bordeaux sur ce vin 100% Tempranillo. Même Steve Labet, sommelier de Berasategui s'est perdu dans cette bouteille. Puissant, épicé, un bois bien contrôlé...si tous les vins espagnols savaient utiliser le fût aussi intelligement...

Château Pavie, Saint Emilion Grand cru 1999 : ce vin semble avoir un potentiel impressionant. Un pourpre très intense, un nez sur le fruit noir, avec tout de même un bois très marqué. Un vin qui garde une belle finesse en bouche, malgré un carafage de deux bonnes heures, cette bouteille est encore trop jeune. Une finale très soutenue. Ce vin va-t-il se conserver plus de vingt ans ? Je ne pense pas, (acidité un peu faible ?) mais j'ouvrirai la prochaine en 2008-2009 et je pense avoir à ce moment là ce que j'appel communément une BOMBE...entre 100 et 150€ (tout de même...)

Château Pichon Longueville (Baron) Pauillac 1999 : certes ce cru n'est pas le plus grand Pauillac. Certes son voisin d'en face est plus réputé...Mais je suis passionné par la rusticité de ce vin. Je pense que je trouve dans ce vin ce que je recherche dans un Médoc. Puissance, fruit noir, réglissé, avec une palette d'arôme lié à l'elevage "simple mais efficace"... Il garde tout de même un côté soyeux sur le millésime 99 et une finale annonçant une belle garde. Je crois avoir dégusté tous les millésimes de ce cru entre 1989 et 1999. Malgré un petit passage à vide entre 91 et 94, j'adôôôôre ce vin. Je vous conseille actuellement les 97 qui se révèlent (mais pour combien de temps ?). Millésime 99 entre 45 et 65€.

Domaine de Cauhapé Noblesse du temps Jurançon 2001 : nous avions dégusté précédemment le millésime 1996 sur cette cuvée (http://vignoblesetchateaux.over-blog.com/article-400383.html) et je reste sur mon premier avis : ce vin a besoin d'au minimum dix ans de vieillissement. Et c'est un grand vin.

Egalement dégusté : crème de framboise Voyer, Dartigualongue Hors d'âge et Extra de Voyer.

Une belle soirée.

 

 

Mercredi 8 juin 2005

Château de la Fessadière millésime 2003, Alexis Sauvion

Muscadet

Paille très pâle, limpide, un nez puissant, annonçant beaucoup de matière, un bois omniprésent dans la palette aromatique olfactive. Une attaque surprenante par sa faiblesse, le vin se dévellope en bouche mais un côté amandé, noyauté me dérange. L'ensemble est assez bien équilibré mais on attend plus de matière pour un muscadet bio. Certe le vin a beaucoup de gras, les lies sont très présentes, mais est-ce le millésime qui a donné peu de fraicheur au vin ? Prix non communiqué.

Je ne suis pas convaincu par ce muscadet et je reste à la recherche d'un produit plus simple, beaucoup plus sur le fruit.

 

 

Samedi 4 juin 2005

Dégustation de la gamme du château Grand Peyruchet

En compagnie de Romain Queyrens, propriétaire et vigneron.

Château Peyruchet, 1ère côtes de Bordeaux, millésime 2002 : grenat limpide, un nez sur le fruit rouge frais, sans grande complexité, mais un ensemble net sans défaut. Une petite pointe de poivron. Une attaque fraîche, un vin bien équilibré, sans élevage en fût, tout est sur le fruit, une finale courte mais sans amertume. Un vin de charcutaille, prêt à boire, si tout les "petit" bordeaux pouvaient avoir cette netteté, il y aurait moins de problème en Gironde. Excellent rapport qualité/prix à 5/6€

Château Grand Peyruchet 1ère côtes de Bordeaux, millésime 2001 : même vigne, mais une sélection parcellaire et un élevage de 12 mois en fûts. Un rubis très intense, avec plus de complexité au nez. Des notes confites, fumés mais sans exagération. Le tout semble bien fondu et cela se confirme en bouche. Du fruit noir, bien mûr. Une belle longueur et un ensemble bien équilibré. Un vin rouge classique et bien fait pour viande et accords classiques. A boire maintenant et peut patienter deux à trois ans. 10/12 €

A retenir un rosé avec une belle fraîcheur (5€) en AOC Bordeaux, un Bordeaux sec classique sur le sauvignon mais surout un Loupiac remarquable (13.50€), un des meilleurs rapport qualité/prix que je connaisse de ce côté là de la Garonne.

De bons vins, de bon prix. Merci Mr Queyrens.

Jeudi 2 juin 2005

Comme chaque année, j'avais préparé un budget "achat personnel de primeur"...

Dur, dur, au vues des dernières sorties. Mon péché mignon (Pichon Baron) qui a été l'un des premiers grands crus que j'ai su apprécier dans mes débuts en sommelerie, atteint la modique somme de 40,70€HT sur chateaunet.com...Cela fait à peu près 2000 francs la caisse de 6 bouteilles.

Dur, dur...

Noté seulement 90/93 par RP et 88 sur 100 par la méthode de http://bertrand.leguern.club.fr/blg/index.html , ne vaut-il pas mieux se rabattre sur du Fleur Cardinale noté également 90/93 toujours par RP ? difficile de choisir. La dégustation des deux vins ne m'aide pas non plus.

Je ne veux pas comparer stupidement un Pauillac à un St Emilion Gd Cru, bien sur. Je parle d'intelligence d'achat. Mon petit garçon est né en 2004. Alors que choisir ?

J'ai déjà pris quelques bouteilles entre amis (lafleur pétrus, lagrange, talbot...) mais en quantité très limité et à des prix à peu près correct. Cette campagne m'agace. Pour la première fois elle a beaucoup d'importance pour moi, à cause de la naissance de Noé, et je n'arrive pas à choisir.

In vino veritas ? Nil novi sub sole ! (de Bayonne bien sur...)

Dans deux mois c'est les fêtes de Bayonne...déjà.

Jeudi 2 juin 2005

Nouvelle rubrique : commentaires sur les endroits où on mange et on boit à Bayonne vu par moi-même d'une façon intime.

Obligé de commencer évidemment par le bar du marché (BDM pour les initiés...) rue des basques. Christian reprend après ses parents. Un endroit magique en dehors du temps. On mange classique et efficace. Pour 6€ et des patates...Le bar "ouvrier" ou on s'installe à côté d'un banquier et d'un joueur de l'aviron.

Juste avant d'ouvrir la cave, je prend un petit café sur ce comptoir qui n'a plus d'âge. Les habitués parlent basque. La tasse n'est plus toute blanche. Christian parle fort, ça nous réveille. Le petit noir est fort, très fort, très noir, trop peut être. Pas la peine de songer à déguster quoi que ce soit dans l'heure qui suit. Les journeaux sont déjà là. L'encre est fraiche et elle colle au doigt. Les tableaux d'Erwin Dazelle (www.dazelle.com) et les affiches de la San Fermin des années 70 ( www.sanfermin.com) au mur. Les bouteilles de Noilly prat d'il y a trente ans. Si il est en forme, Christian chante, crie, invente des expressions qu'il répète à tue-tête. Qui ne connait pas le "super ta boum" ou le "après j't'explique" ?

Ce comptoir me rappel le petit bar ou mon grand père m'amenait avant de partir à la chasse dans mon périgord natal. A Marquay, tout près de Sarlat.

J'aime ces rares endroits hors du temps, en dehors de toute mode. Quoi que le revival serait de retour parait-il. J'aime les "r" roulés de Josette. J'aime apprendre mes quelques mots basques tout les matins. J'aime cette porte qui grince. J'aime cette ambiance de quartier.

N'espérez pas manger (seulement le midi) en amoureux...du bruit, assourdissant parfois, du monde, beaucoup de monde, mais ça en vaut la peine.

Conseil : petite faim : l'omellette avec frites et salade. ensuite le plat du jour est toujours réussi mais il n'y en a pas pour tout le monde. Ce que j'aime : arriver vers 13h30, la salle se vide, christian lache son stress du coup de feu et on s'amuse beaucoup. Et surtout prendre mon temps dans un endroit où tout le monde se dépéche de rembaucher. Et j'allais oublier le moelleux au chocolat...

Bar du Marché, rue des basques. Ouvert du Lundi au Samedi de 6h à 19h. Je suis pas loin...

Mercredi 1 juin 2005

Voici quelques sites à découvrir :

www.uroulat.com de Mr Hours en Jurançon

www.cauhape.com de Mr Ramonteu toujours en Jurançon

www.chateau-fleurcardinale.com de Mr Decoster à St Emilion

www.guelbenzu.es la bodega Guelbenzu, valeur sur en Navarre

www.st-just.net pour le fabuleux crémant de loire blanc et rosé de Mr Lambert

 

 

 

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