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Mercredi 31 août 2005

Les foires aux vinx arrivent en même temps que les premières pluies de septembre...

J'ai un petit plaisir personnel lors de la préparation de cet évènement commercial, c'est l'ouverture des caisses de grands vins. Une personne qui n'est pas passionnée par le vin ne peut comprendre ce sentiment. Tout y est : le bruit de la caisse qui racle le sol, l'odeur du bois, le contact de cette matière légèrement rugueuse, l'estampe qui nous annonce le vin et son millésime...mais à l'intérieur ?

J'attrape mon burin et j'essaye toujours d'abimer le moins possible le couvercle. Quand les espèces d'agraffes viennent doucement, le plaisir est là. Une frayeur m'envahie : les étiquettes, les capsules, le papier de soie ? Non, c'est bon, tout est à sa place, tout est propre. La caisse a déjà été ouverte ? Non, apparemment pas. Pas de trace de refermeture. Les étiquettes sont vers le haut, l'emblème du papier de soie est bien présenté. On prend la première bouteille, on enlève délicatement le papier de soie par l'arrière, la contre étiquette nous annonce un domaine de 75 hectares dans une noble appellation, une oeuvre, pour la première fois, d'un artiste chinois. On retourne le flacon.

Et l'étiquette de Mouton Rothschild millésime 1996 nous éclabousse aux yeux.

On peut penser ce que l'on veut des vins de Mouton. A la hauteur de son prix ou pas, ce n'est pas la question sur le moment. Je sais que ce plaisir tout amoureux du vin l'a. L'ouverture de ce petit coffre fort, de ce trésor caché.

C'est pour moi un de mes petits plaisirs de la vie.

Par damien - Publié dans : pensées, réflexions, autre...
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Mardi 30 août 2005

Sud ouest du 30 août 2005

La Cave d'Auchan ferme !

"On a beaucoup parlé en 1999 quand ce nouveau concept à vu le jour. Mais après six ans d'existence, la cave d'auchan située à Coignières baisse le rideau. (...) "c'était une expérimentation (ben tiens un commerce dédié uniquement aux vins, c'est sur c'est du jamais vu....). Il n'est pas intéressant pour nous de continuer (et pour vos employés ???). Les perspectives de développement sont trop limité (traduction de cette phrase marketing : on s'en foutait pas assez dans les poches), expliquent les responsables d'auchan."

Ce genre de nouvelle me donne le sourire. Incompétence professionnelle ? Manque de clients ? Correlation impossible entre vin et linéaire ?

C'est sur un point de vente de vin qui ferme et des employés reclassés voir mis dehors, c'est pas rigolo du tout. Par contre une grand enseigne qui se casse les dents sur le marché du vin....J'ADORE !!!

et vous ?

 

Par damien - Publié dans : pensées, réflexions, autre...
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Vendredi 19 août 2005

Champagne Laurent Perrier : il faut redéguster les classiques de temps en temps...une couleur paille assez pâle, une bulle moyennement fine, j'ai aimé le côté agrume, citronné, c'est loin d'être le plus grand champagne que j'ai eu l'occasion de déguster, mais il reste une référence agréable.

Domaine Cauhapé cuvée sève d'automne 2002, Jurançon sec : un nez troublant, confit, abricot sec, annonçant beaucoup de gras, une attaque ronde, un équilibre parfait mais nous aurions dû l'ouvrir un petit peu plus tôt. Le millésime mérite une ou deux année en cave supplémentaire. Ce vin est une de mes références en Jurançon sec.

Protos, seleccion 01, Ribera del Duero : une crème de mûre ! Amusant, très sombre, un nez de vrai tempranillo ultra concentré. Longueur correcte mais j'aurai bien aimé connaitre le prix d'une bouteille comme ça. A 15 euros c'est un vin agréable. Plus cher c'est peut-être exagéré.

Château Doisy-Védrines 1999, Sauternes (cru classé à Barsac) en demi : classique, bien équilibré, un tout petit peu dilué, j'aurai aimé plus de concentration. Ne vieillira pas vingt ans.

Trois Armagnac dégusté : un Ténareze, un haut armagnac et un bas armagnac...mais là je ne ferai aucun commentaires...après 4 bouteilles dégustées à deux....je ne répond plus de rien.

Bon anniversaire à nous, Caroline, félicitation pour vos bons petits plats Fabienne et Stéf...et merci pour le lit !

Par damein - Publié dans : dégustation de vins et spiritueux
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Vendredi 12 août 2005

Quelle bonne surprise !!!

Dégusté hier après midi avec des clients, cette cuvée 2004 de Peio Espil est une excellente surprise. 65% Tannat, le reste en cabernet (franc et sauvignon), une couleur intense, quelques reflets violacés, un nez surprenant : un fruit noir cuit et des notes mentolées, peut-être végétales mais toutefois très agréables. Elles amènent une fraîcheur à l'ensemble du nez. Une attaque sur de petits fruits acides, une bouche onctueuse et intense, moyennement corsée et une fin de bouche très correcte. Enfin un Irouleguy qui ne se limite pas à accompagner un gibier : Ilaria 2004 peut se marier avec un sauté d'agneau épicé (mon repas d'hier soir), une viande blanche...

Après un 2003 un petit peu plus confit et alcooleux, ce millésime 2004 est plus équilibré et fruité. Bravo Mme et Mr Espil, vivement que je vienne déguster votre blanc !

Par damien - Publié dans : dégustation de vins et spiritueux
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Mercredi 10 août 2005

Petite photo des quais de la nive un soir des fêtes...merci à l'internaute qui a pris cette photo.

Par damien - Publié dans : pensées, réflexions, autre...
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Mercredi 10 août 2005

Parfois je déteste le pragmatisme de l'informatique : je venais de finir d'écrire notre dégustation d'hier soir et j'ai cliqué (trop) rapidement sur "Annuler" au lieu de "mettre en ligne l'article"...l'article s'efface, aucune fenetre vous demande 'êtes vous bien sûr d'annuler ?" et VLAN plus d'article....

Mon clavier a pris une claque. Je ne supporte pas de perdre un écris et je déteste réécrire un texte.

Donc pas de commentaire sur Pavie 2001 , Jacquesson 728 et Bas Armagnac Dartigualongue 25 ans d'âge.

Maudit ordinateur, maudit programme....

Par damien - Publié dans : dégustation de vins et spiritueux
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Mardi 9 août 2005

Je présente toutes mes excuses aux habitués de mon blog pour cette longue absence !

La préparation des fêtes de Bayonne m'ont pris beaucoup de temps et leur réussite a été très très éprouvante. Mais quelles fêtes !

J'ai pu tout de même dégusté quelques crus réellement très intéressants :

Morgon de Marcel Lapierre 2004 : une "grosse baffe" en pleine figure...

Domaine Gramenon 2004 côtes du Rhône : la première cuvée, la sierra du sud et la cuvée les ceps centenaire la mémé, c'est gourmand, c'est entier, j'aime.

Château La Voulte Gasparet 2002 cuvée Romain Pauc Corbières : croquer dans une grappe de Carignan, c'est pareil...

Champagne Delamotte Blanc de blanc : une belle surprise !

Krug Grande Cuvée : un toast beuré au petit déjeuner...toujours aussi grand !

Dom Pérignon 1996 : plus brioché que le précédent et quelle fraîcheur. (et oui on boit aussi de bonne chose pendant les fêtes !

Pichon Baron 1998 Pauillac : je préfére le millésime 1999, plus rustique, moins rond

Pur Sang 2003 Blanc fumé de Pouilly de Dagueneau : concentration, minéralité...rien à signaler, didier dagueneau réalise toujours un des plus grands vins blancs de sauvignon en France.

Moët et Chandon 1996 Rosé : mouais...on est très loin de billecart salmon rosé ou même de ruinart rosé...pas convaincu, à éviter.

à très bientôt avec plus de réguralité !

 

Par damien - Publié dans : pensées, réflexions, autre...
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Mercredi 29 juin 2005

Château Grenat 2000, Médoc

Apparemment un vin produit par le Château Garance-Haut Grenat, info à vérifier. Un joli petit médoc comme je recherchais depuis un moment. J'avais trouvé un Château Moulin de Tricot mais je n'ai pas trop accroché sur le 2001.

Cerise noire intense, petite pointe poivronnée à l'ouverture de la bouteille qui s'estompe rapidement, ensuite c'est classique : réglisse, torréfié...simple, pas forcément très complexe mais bien fait et agréable. Une bouche pleine, onctueuse sur le fruit noir, peut-être griotté, belle finale fumée voir cendrée.

Je pense avoir trouvé mon Médoc à moins de 10 €. Merci M. Chevalier de votre conseil...encore un vin du négoce de JLT...

Par damien - Publié dans : dégustation de vins et spiritueux
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Samedi 25 juin 2005

Ramina est un personnage, une légende que tout le monde connaît sans vraiment percer le fond du personnage. J'avais appris dans le journal La Feuille de Bayonne que son surnom venez d'un match de rugby pendant lequel on lui avait recousu à vif la lèvre supèrieur et le fil lui a fait des moustache de chat...la traduction en basque fut vite établie et est restée.

Rue Poissonerie, toujours à côté de la cave, presque en face de la rue de la Salie, ce lieu est anthologique. Encore un endroit en dehors du temps avec une déco qui ressemble à celle de ma chambre d'adolescent. On y accroche ce qu'on trouve, ce qu'on vole, des symboles. Je ne connais pas très bien ce bar pendant le soir ou la nuit, c'est un lieu que je fréquente le jour, le matin d'abord, où toutes les commerçantes du quartier viennent prendre leur café à un euro. Une tradition veut que chacun offre le café de l'autre...on s'y perd. Pendant la journée, on y voit les matchs de rugby essentiellement, le foot de temps en temps si quelqu'un le demande, mais c'est rare.

La gentillesse du personnage, un homme entier, assumant et revendiquant ce qu'il dit et ce qu'il fait, nous transporte dans ces histoires, ces souvenirs. Une sorte de spleen apparait dans ce lieu. Tout le monde le pense, personne ne le dit, que va devenir ce lieu sans Ramina ? Il va bien falloir qu'il se repose un jour ce bonhomme. J'aime son côté charmeur et protecteur avec les dames, au fond c'est un gentleman.

Sa vision du sport et notamment du rugby est simple : habileté, aggressivité, respect. Je crois. J'écoute beaucoup ce qu'il dit et quand on parle rugby, on a intérêt à ne pas dire n'importe quoi. J'ai l'impression qu'avec lui, il y a les cons et les autres. C'est les autres qui l'intéresse. Je suis fier de cotoyer cet homme. Un grand fère que j'aurai bien voulu avoir.

Dernière chose : attention à ses cocktails...très dangereux...

Par damien - Publié dans : Les restaurants de Bayonne et alentours
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Vendredi 24 juin 2005

Ce bar, voisin de ma cave, fait parti du "carré magique" : Ramina-BDM-Ibaia-Xurasko. Christian est le patron, toujours au poste, de 11h du matin à minuit, voir plus si l'affluence est là. Petite brasserie le midi, pas très cher et plutôt bon, bar à tapas à partir de 19h mais il faut faire vite, le stock s'épuise très rapidement.

Le Xurasko, c'est une auberge espagnole, on y trouve ce qu'on y apporte. Un gros clan d'habitué de tous milieux donne une ambiance bon enfant, mais qui se transforme souvent en embuscade...si vous ne décollez pas de la terrasse ou du contoir avant 20h, c'est que vous allez rester au moins jusqu'à minuit. La déco a été refaite au même moment où j'ai ouvert ma cave, il y a un peu moins d'un an, et c'est assez réussi.

On y trouve pas mal de vin au verre, plutôt espagnol, et un choix d'alcool un peu plus recherché qu'habituellement. Les prix sont corrects, le service est sympa. Il ne faut pas s'attendre à un lieu où le patron va faire son numéro, comme je le disais plus haut, on y trouve ce qu'on y apporte. Si on arrive avec une mauvaise humeur, on ne vient pas vous chercher au fond du trou. Si vous venez avec le sourire et l'esprit ouvert, vous passerez un bon moment.

Lors d'évènement locaux, le bar ne désemplit pas. C'est même une foule énorme qui peut s'amasser dans ce bar. J'aime ces lieux où tu vas rencontrer obligatoirement quelqu'un que tu connais, avec qui tu vas partager un verre. On rentre dans une sorte de cocon, avec beaucoup de chaleur, dans un lieu tout en longueur. J'aime cet endroit ou tu décompresse au moment de la débauche avec un peintre, un medecin, un avocat, un coiffeur, une infirmière ou une pharmacienne (ils se reconnaitrons)...Merci Christian pour ces bons moments où on arrive à se vider la tête, à oublier ennuis et soucis. Bon alors, quand est-ce qu'on casse se satané mur ?...

Par damien - Publié dans : Les restaurants de Bayonne et alentours
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