

On commence par un Krug 1990 très décevant, on retrouve le nez brioché et beurré mais dès la mise en bouche, une acidité étrange dérange l'ensemble des convives...à en douter sur la provenance !Magnifique surprise ensuite avec un Vouvray demi-sec 1989 de Brunet, heureusement nous avions deux bouteilles...Les jolies découvertes de Patrick...
Ensuite, Frédéric, qui nous a fait l'honneur d'être parmi nous, nous a fait découvrir un Mercurey 1er Cru Les Champs Martin du Domaine Lorenzon 1996, d'une structure surprenante, parfait à boire.

Nous continuons avec un Chianti Classico d'Antinori Reserve 1998, une très belle bouteille de vin dégotée par David dans une cave à Florence. Là tout le monde s'est bien gaufré en partant sur la rive gauche sauf peut-être Marc qui doutait seul dans son coin...Dense et velouté en bouche, un sangiovese très flatteur avec un bel avenir.Suit un monocépage Graciano en Rioja de la Bodega Ljalba Crianza 2003, très épicé, poivre blanc, trop peut-être mais intéressant à déguster. Difficile à accorder, à déguster sur des petites tapas relevées je pense.
La fameuse cuvée Hegoxuri du Domaine Arretxea 2001 qui m'a été offerte par Michel Riousperous. Antoine est d'abord parti sur sauvignon pour se raviser sur le manseng. Bien vu. Bien aidé aussi (je lui montré les réponses sous la table dès qu'il se gauffrait complètement, c'est pour ça qu'il a était presque bon hier soir...ne vous inquiétez pas, il ne sait pas se servir d'un ordinateur...il ne risque pas de lire ceci...donc soyez indulgent avec lui, ça lui fait tellement plaisir...). Mis à part le décevant Krug, jusqu'ici tout allait bien...mais la suite s'est gâtée...
Trois vins qui auraient du être bu il y a quelques années : Ch. Dauzac 1975 Margaux, Ch. Grand Barrail Lamarzelle Figeac 1975 St Emilion Grand cru classé (à l'époque) et Ch. Les trois chardons 1990 (Margaux)




Rauzan Segla 1996 Margaux, m'a inquiété à l'ouverture avec un bouchon "transpirant". J'avais un très léger bouchon au nez comme en bouche, et je ne pense pas que cette bouteille nous a livrée tous ce qu'elle détenait...à regou
ter bien sur !
Nous avons fini sur le dessert avec un Moscato d'asti Bera Canelli 2005, décevant face au Vole di Farfalle du premier repas dégustation. Un fond de verre sur la levure...mais ça je vous l'avez déjà dit...Benoit nous avait gardé un Oublée de la Rectorie...toujours aussi fabuleux pour moi.
Parce que nous sommes de grand gourmand, un dernier Guiraud 1997 nous attendait à la cave...magnifique.
Merci à tous les participants, Patrick, Marc, David, Olivier, Benoit, Franck, Antoine et Frédéric. J'ai passé un bon moment, je retiens de la soirée le demi-sec en Vouvray et les rouges Mercurey et Chianti, qui ont été tous les trois des choix judicieux et de jolies découvertes.
Deux solutions pour trouver son établissement : la première, trouver les halles de Bayonne en centre ville, passer dans à ma cave et je vous donnerai un plan précis.
Deuxième solution : voir le plan sur son site (et oui, même les boucher-charcutiers s'y mettent ! Manquerait plus qu'il fasse un blog ;-)
Evidemment je n'oublie pas les jambons de Montauzer, d' Oteiza ou celui d'Harcault (rue poissonnerie)...mais comme dans le vin, certain préfére les Comtes Lafon au Coche dury ou Bel Air à Pavie...
Pour en revenir au jambon, promis c'est la dernière fois que je vous agace avec ça. Mais franchement avoir un petit quart de jambon sous le torchon, tout le temps dans la cuisine, c'est quand même mon grignotage préféré...avec un petit morgon de Marcel Lapierre...ça y est j'ai faim !
Je viens d'acheter les vins de D.O. Toro (Espagne) de la Bodega J. Marcos, j'ai retenu le crianza et la cuvée Vinas Viejas. Le cosecha était un poil trop sur la crème de mûre-cerise (comme beaucoup de Toro d'ailleurs). Je suis ravi de cette découverte, le Crianza Taurino 2002 sur une piperade au jambon, ça devrait être bien sympathique...j'essaye ce soir...
Au fait vous savez faire la piperade ?
Non ? Allez pour la première fois je vous donne une petite recette (pour 3-4 personnes)
1 - Préparer des 4 piments verts (pas des poivrons, surtout pas !) pas trop croquants, mais trop fait non plus, une fois les pépins enlevés, vous les faites bouillir quelques minutes.
2 - Faire fondre à feu très doux un (ou deux suivant la taille) oignon dans une poèle avec un mélange d'huile d'olive et de tournesol macéré au piment d'espelette (difficile à trouver, je sais) et une cuillière à soupe de graisse de canard. Les oignons ne doivent pas colorer. Ajouter 2 gousses d'ail pilées (voir plus si vous aimez), un kilo de tomate coupés en morceaux (et des tomates de saison, pas de la boite de conserve !) et les piments verts (les piments verts ne sont pas forts). Vous laissez mijoter tranquillement 30 minutes. Attention à ce qu'il ne manque pas d'eau pendant la cuisson.
Ensuite deux variantes :
- 1ère variante : Préparez 10 à 12 oeufs battus au fouet et incorporez-les à la piperade. Laissez cuire jusqu'à obtention d'oeufs brouillés. Reservez sur un plat et faites cuire le jambon (bien épais) dans la poèle sur lequel vous reversez la piperade. Servez.
- 2ème variante : Avant de mettre les oeufs, faites cuire le jambon (ou la rouelle de porc, c'est bon aussi) dans les légumes (attention de ne pas saler les légumes auparavant) puis ajouter au dernier moment les oeufs en laissant cuire comme une omelette. Servez.
Je relève le plat avant de servir avec du piment d'espelette (surtout après la cuisson). Pas de sel en plus, le jambon a salé le plat. Bon appétit !
Si j'y pense, la prochaine fois je vous donnerai la recette de la Mique. Un plat de paysan comme je les aime. On le trouve du Périgord au Massif Central mais les recettes sont différentes dans toutes les familles.
Etant donné mes connaissances limitées sur l'historique des vignobles français, habituellement, je nageais franchement à chaque devinette...
Mais là que nenni !
Evidemment, cela me concernait de près, une des phrase de l'énigme évoque mon vignoble natal, le Bergerac...
Vous voulez la réponse ? Je vous avoue que je ne vais pas jouer...alors tenter votre chance et vous me remercierez...
Le prénom cité (Vicenzo, je crois, la rvf est à la maison) est celui de l'ancètre de Luc de Conti qui s'est installé dans le sud ouest de la france il y a un ou deux siècles. Ensuite, la péninsule célèbre c'est celle de Cyrano bien sur qui n'a de Bergerac que le nom...enfin, la cuvée mis en bouteille, c'est...oh et puis non, ça je me le garde...vous avez qu'à appeller au domaine, ils vous le diront.
Donc il est question du Château Tour des Gendres des frères de Conti en Bergerac...la cuvée à trouver c'est facile.
Je viens de découvrir par hasard le site de Olivier Poussier (MSM 2000), pas mal fait, beaucoup d'infos diverses, mais l'ensemble est assez bordélique je trouve...ce qui donne au site un côté assez amusant.
Ce week-end, peu de dégustation :
Domaine de la Janasse, Côtes du Rhône blanc 2005, superbe d'équilibre
Domaine de la Janasse, Côtes du Rhône rouge 2005, du fruit, et une belle finale, juste ce qu'il faut pour la table
Domaine de la Janasse, Châteauneuf du Pape 2004, un futur grand vin.
Mas Neuf Tradition 2004, Costières de Nîmes, plus de gnac que le CDR de la Janasse, sympa
Mas Neuf Mourvache 2003, assemblage Mourvèdre et Grenache, le millésime est marqué par l'alcool mais la puissance de l'ensemble reste très plaisant
Mas Neuf Armonio 2003, encore marqué par le bois, d'une finesse extravagante.
Marcel Deiss Bergheim 2002 Gewurztraminer : plus riche que le 2001, une soixantaine de gramme en résiduel, j'adore le côté pépin, pétale de rose, crème de litchi...
J'avais oublié quelques notes de dégustation de jeudi dernier :
Clos Canon 2000 St Emilion Grand cru : belle surprise, après deux bonnes heures de carafe, un nez tout en finesse mais quelle bouche ! encore de l'avenir ce second vin !
Mongravey Margaux 2000 Cuvée spéciale : une belle frayeur à l'ouverture : un poivron vert au nez effrayant...ça m'apprendra à ne pas tester mieux mes vins en dégustation...après deux heures de carafe également, plus corsé au nez, le poivron s'est transformé en réglisse, plus intense en bouche que le saint emilion mais un poil moins long.
Taittinger cuvée Prestige : ce champagne me plait. Mais je ne sais pas si je vais continuer à le commercialiser.
William Fèvre Chablis 1er cru les Fourchaumes 2004: étant donné son prix, je préfére largement le chablis domaine 2004. Les différences entre les deux cuvées sont trop subtiles pour moi...?
Voilà pour aujourd'hui, merci à tous ceux qui ont participé à la dégustation de samedi, merci Stef pour ta disponibilité, ne t'inquiète pas ça c'est tout de même bien terminé ;-)
Samedi soir, invitation de Benoit, pour un repas chez lui. Ce genre de rendez-vous, on s'y prépare, on y arrive avec un moral de vainqueur, sinon on prend le risque d'exploser en plein vol.
Apéritif :
Mas Lavail Muscat de Rivesalte : croquant de pèche, traditionnel.
Mayne d'Olivet 2001 : le blanc de Boidron (Corbin Michotte, Cantelauze) prend de plus en plus d'ampleur. Ce millésime commence à se révéler...
Domaine Ilaria cuvée Bixintxo 1994 : ce flacon m'a été offert par le propriétaire, Peio Espil, je n'avais jamais dégusté aussi vieux en Irouleguy. Un bouchon hallucinant, même pas un demi-millimètre entamé par le vin ! Un nez sur le rancio, champignon, humus, légèrement corsé. Une attaque fraiche et le reste est très déroutant. Benoit a reconnu le tannat (après un petit détour par le médoc ; ))) mais l'ensemble du vin était unique : une acidité encore présente, des tanins soyeux...belle expèrience.
Maury (blanc) de la Preceptorie : ça c'est de la pèche blanche ! J'avais beaucoup aimé à vinisud. Mais je crois me souvenir que La Rectorie produit également du Maury blanc...à vérifier.
Cuvée Léon Parcé de la Rectorie : tant pis pour les puristes qui gardent le banyuls pour la fin du repas...on était encore frais ! Peut-être un petit quelque chose qui ressemblait à un goût de bouchon...bizarre j'avais déjà eu cette impression à vinisud...
Cuvée Clos du Moulin 2001 de Domaine du Mas Blanc (Collioure): un souvenir de vacances de Benoit, un superbe mourvèdre bien terreux comme je les aime. Evidemment à oublier trois ou quatre ans.
Fin de l'apéritif. Quand je vous disais qu'il fallait s'accrocher chez les Siber !
Repas :
Début du repas avec un mille feuille d'aubergine et saumon fumé relevé par de l'échalotte. Original et magistral en bouche. On en profite pour terminer le Mayne d'Olivet, seul rescapé de l'apéritif.
Cuvée les Cosprons Levants 1997 du Domaine du Mas Blanc : je suis impardonnable, j'ai oublié l'assemblage de cette cuvée. Mais ce vin m'a semblé aboutit, prêt, absolument parfait sur ce magret saignant (chez Benoit, c'est pas rosé, c'est saignant...sacré landais !). Dommage qu'il ne lui en reste plus.
Sociando Mallet 2003 Haut Médoc : ça y est, Benoit est chaud comme la braise, il veut ouvrir toutes les bouteilles de sa cave ; ))). On commence donc par cette valeur sure du Médoc. Encore une fois trop jeune, mais il nous fallait au moins ça. Si vous n'avez pas encore ce vin en cave, débrouillez vous pour l'achetez. La preuve que l'on peut faire du bon vin sans baisser les rendements à outrance.
Là j'ai un trou...on a bu autre chose...mais trou noir...
Pour finir, le nuage dont je vous parler plus haut. Ma chère et tendre nous avait préparé sa merveilleuse charlotte aux fruits rouges. Benoit ouvre un flacon de 500 ml d'un breuvage étrange...
L'oublée Banyuls Hors d'âge de la Rectorie. Apparemment une barrique oubliée au fond du chai. Si on vous le sert à l'aveugle, cela ressemble à l'armagnac, visuellement. Et ensuite vous portez votre verre au nez...et la magie s'opère. Je ferme les yeux. Ma grand mère est en train de casser des noix et des amandes dans la cuisine, sur la toile cirée, j'ai cinq ou six ans, dans la ferme maternelle à Marquay, près de Sarlat dans le Périgord. Quelques effluves de l'étable se mèlent à tous ça. Du caramel, de la cire, du "trou-du-cul-de-la-vache", tout ce que j'aime.
Fin du repas. Cigare, Armagnac ? Que nenni. Franchement nul besoin.
Ce flacon est grand. Peut-être dû au hasard, mais vous le savez bien, il fait si bien les choses.
Ouf ! On doit rentrer. Evidemment je ne conduis pas. Merci Benoit pour cette belle soirée. Vivement le 15 Mai !
Château Peyruchet 2002 1ère côtes de Bordeaux
Château Caillivet 2004 Graves
Château de Braude 2003 Haut Médoc
Château de Côme 2001 Saint Estephe
Château de Rochemorin 2001 Pessac Léognan
Vieux Château Saint André 2001 Montagne Saint Emilion
Château Braude Fellonneau 2001 Haut Médoc
Signature du Clos Saint Vincent 2002 St Emilion GC
Clos Margalaine 2001 Margaux
Château Moulin Saint Georges 2001 St Emilion GC
Chapelle d'Ausone 2001 St Emilion GC
Merci à ceux qui se sont déplacés malgré les trombes d'eau qui tombaient sur Bayonne...
Jean-Luc Thunevin se lache de plus en plus sur son blog, notamment sur ces commentaires...et c'est de plus en plus drôle...
J'ai tendance à beaucoup respecter (même si je ne les connais pas) les personnes qui provoquent quelque chose à un moment donné. Critique, provocateur, ces personnes ont le mérite de faire bouger les choses...et de faire parler d'eux !
Donc la phrase du jour de Jean Luc Thunevin : " N'oublions jamais que la connerie est vraiment équitablement partagée dans notre société et qu'il n'y a pas de caste plus avantagée qu'une autre dans ce domaine."
Du beau, du bon, du Bizeul...
J'ai remarqué depuis quelques temps sur mon blog et sur des blogs que je visite des trackback que je nommerais de "pirate".
Je m'explique : comme vous pouvez poser un résumé de votre article sous le trackback avec un lien amenant sur un site quelconque, il est facile de créer un flux sur un site en trackbackant à tout va.
Un individu a trackbacké sur deux de mes artciles en ajoutant son lien qui abouti a un site politique sur les présidentielles 2007.
Je suis loin de me foutre totalement de ces élections mais mon blog n'est pas un lieu pour ça. Et créer un maximum de lien entre blog de cette façon est lamentable. Donc étant dans l'impossibilité d'effacer ces lien je vais devoir effacer les articles (pour les réécrire de suite...).
C'est parti pour trois jours un peu spéciaux sur le carreau des halles de Bayonne. La foire au Jambon de Bayonne. Je vous ai déjà parlé du meilleur selon moi, qui ne se présente jamais au concours...pour laisser un peu de chance aux autres ; ))
Monsieur Codega m'a fait le plaisir de me proposer de le faire déguster toute la journée de samedi à la cave...on va se régaler ! Ce que je préfère, c'est la chiffonnade à partir du talon du jambon, pas trop salé.
Hier soir nous en avons dégusté avec quatre vins : Baltasar 2003, les vieilles vignes de Grenache en Calatayud (Espagne, Aragon), Romain Pauc de la Voulte Gasparet 2003 (beaucoup plus ouvert, devient acceptable), Signature du Clos Saint Vincent 2001 (St E GC) et Braude Felloneau 2001(Haut Médoc).
Le Médoc était intéressant sur un vieux Comté de 30 mois d'élevage. Belle soirée.
Ce matin, malgré un réveil brumeux, une de mes oreille traîne sur une emission de RTL consacré à la promotion d'un livre de cuisine, écrit par je ne sais quelle actrice (macha quelque chose). L'émission dont la voie de l'animateur me dit quelque chose (également), pose des questions pour faire gagner un voyage (le résumé est fait). J'entend alors cette question :
"- Quelle est la particularité, lors des vendanges, du vin de paille ?"
Les quelques neurones qui me restaient d'hier soir (voir plus bas) s'enclenchent et crient : fastoche !
La pauvre auditrice se fait aider pour la réponse : on dépose les grappes sur de la paille. Jusque là tout va bien. Mais cette chère macha-machin semble vouloir montrer sa science et se met à nous expliquer le monde des vins. Et là patatra. En deux phrases, elle sort une immensité de conneries. Morceaux choisis :
"- Le vin de paille c'est du vin sucré qu'on boit après avoir fait l'amour, c'est très bien (là je vous avoue je ne dirais rien, elle boit du vin quand elle le veut, c'est la suite qui se corse). On dépose la paille SUR les grappes et après on vendanges (???), alors agit le botrytis, la pourriture noble (re ???), c'est comme une vendanges tardives (bon là j'ai senti qu'elle glissait dangereusement vers le "je-sais-plein-de-chose-je-vais-te-les-dire"). Donc (elle reprend) en fait les vendanges tardives c'est réservé à l'Alsace (faux, Jurançon a depuis peu un agrément Jurançon VT), en Gascogne d'où je viens (et merde, une compatriote), on appelle ce type de vin les premières grives de Tariquet (ah je me meurs...). Parfois on utilise même des gants pour déposer les grappes sur la paille (soit). Avant l'amour il faut boire des petits vins de pays sec, genre les sancerres (tu es vigneron en sancerre ? prend ça dans la gueule) et après un bon vin de paille" Et j'en passe parce que j'ai la mémoire courte.

Bon j'ai essayé de retranscrire ce dont je me souviens. Je suis sur qu'il y a eu bien d'autre bétises de dites là-dessus. Et pas une fois, on va dire à ces chers auditeurs d'où vient le vin de paille !
Reprenons les choses dans l'ordre :
1 - Un vin est considéré comme sec, demi-sec, doux, moelleux et liquoreux selon la quantité de sucres résiduels
2 - On trouve des vin de paille dans les AOC du Jura (Arbois, Arbois-pupillin, Côtes du Jura et il y a une autre je crois que c'est L'Etoile mais c'est à vérifier). Pour le reste je me mouille pas, allez voir le merveilleux blog d'Olif.
3 - Il y a plusieurs méthodes pour augmenter la densité de sucre dans la baie de raisin : la surmaturation simple et courte dans le temps (dans le gers), le passerillage (dans le Jurançon), le botrytis cinerea (bordeaux et autres), le séchage sur paille (Jura), le séchage sur fils (j'ai vu ça une fois chez un fou) et quelques variantes avec la prise de glace...Mais toutes ces techniques ont le même but : diminuer la quantité d'eau (90% de la composition de la baie) afin d'augmenter la densité de sucre.
4 - Les premières grives de Tariquet sont une marque et non un label ou une appellation. Dans le gers on trouve d'excellent vin doux (entre 25 à 50 g de résiduel) chez Chiroulet ou Uby par exemple. Mais ce sont tous des vins de pays des côtes de Gascogne.
5 - Le terme Vendanges Tardives est effectivement utilisé en Alsace. Il est déterminé par une densité de sucre dans la baie de raisin, comme le terme Sélection de Grain Noble. Si, cher lecteur, tu te souviens de la quantité minimum de résiduel nécessaire afin d'obtenir ces termes, merci de les communiquer en commentaires.
6 - Sancerre est une noble AOC de vins blancs sec de la vallée de la Loire, à base de sauvignon blanc. Notre macha-machin a dire une autre énormité mais je ne m'en souviens plus)
Vous trouvez des vins sucrés dans la plupart des régions françaises. Les techniques et les phénomènes naturels sont partout différents. Cette cher macha-machin nous a fait un petit shaker de tout ça et nous l'a balancé à la radio. C'est malheureux et c'est un mal bien français.
Hier soir, sortie cidrerie. La saison bat son plein en ce moment du côté d'Astigarraga. Merci Fabien, Matthieu et Phil pour les bosses. On a passé une bonne soirée. Le cidre est un poil plus puissant que l'an dernier. Et le tinto servi avec le repas était ignoble. Mais c'est pas grave. On a fait un bon repas entre amis et c'était le plus important.
Je vous mets quelques liens et photo de tout ça dans quelques jours, là pour le moment...petit coup de moins bien...
Jacques Diharce a créé l'une des trois-quatre bonnes adresses de Bayonne. Au bords de la nive, côté Petit Bayonne, sous les arceaux, vous découvrez une superbe façade en bois. La déco est définit par le nom du resto. C'est la grange de ma grand-mère de Sarlat...
On y trouve la qualité de produit d'un restaurant gastronomique avec le pied sur la chaise, tranquille. C'est détendu. Pas de chichi comme dit maman. Le service impeccable. Sur le métier du restaurateur, on ne peut rouspéter sur grand chose.
Je me suis offert un repas pour mon anniversaire, samedi dernier. Foie gras maison en amuse bouche, délicieux, émincé de noix de saint jacques marinées, d'une finesse extraordinaire, et Jacques nous a cuisiné, pour deux, une épaule d'agneau, toute fondante. En dessert, une assiette tout chocolat avec crème et fondant...à mourir. Le tout accompagné de mon petit Pichon Baron 1999 habituel pour mon anniversaire. Addition : 134€ pour deux. A noter que le pichon, il est à 65€ à la carte, et ça il faut le saluer. J'ai vraiment hésité avec un Palmer 96, un poil plus cher (115€).
Il ne faut pas s'étoner si à la fin du repas un grand gaillard vous tape dans le dos et vous demande si tout s'est bien passé. C'est la maison. Parfois, naturellement, il y a beaucoup de monde et on voit moins le chef.
Pour un repas correct, il faut compter au minimum 40€ par personne sans les vins. C'est donc un resto où l'on réserve (obligatoirement, sinon pas de place) pour se faire plaisir et non pour compter le fond de son porte monnaie. Pour ceux qui on juste envie de découvrir simplement l'adresse, il y a dehors sur une petite pancarte un petit menu à 18€50, tout simple et bon. Mais je le répète, cette adresse et faite pour se faire plaisir. Pour bien manger et être à l'aise.
Je rêve un jour d'avoir une affaire comme celle-ci.